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Logement étudiant : pourquoi faut-il proscrire l'achat de listes ?

Logement étudiant : pourquoi faut-il proscrire l'achat de listes ?

Chaque année, les étudiants et les futurs étudiants sont nombreux à rechercher un logement le temps de leurs études. Or, cette recherche est bien souvent difficile et chronophage, notamment pour ceux qui doivent en même temps passer des examens. En outre, trouver la location idéale quand on habite dans une autre région est parfois impossible, car les bonnes occasions passent sous le nez avant même d’avoir pu envisager une visite ou un simple coup de fil. Pour faciliter cette recherche, on constate chaque année que de plus en plus de services de marchands de listes proposent la vente de listes de biens à louer. Néanmoins, au fil du développement de cette activité, des abus sont fréquemment dénoncés. Alors, que faut-il en penser ? Est-il préférable de les proscrire ? Nos réponses dans ce dossier.

Une activité souvent masquée

Les marchands de listes de logements pour étudiants proposent de mettre à disposition de leurs clients une liste de locations qui répondent à leurs critères de recherche contre une rémunération. Ce service peut sembler en effet particulièrement intéressant pour les étudiants qui n’ont pas le temps de rechercher eux-mêmes des biens à louer, de contacter les propriétaires et d’organiser des visites. Le temps leur est compté, les biens s’arrachent à toute vitesse et ces démarches sont encore plus complexes dès lors que l’on cherche un logement dans un autre département ou dans une autre région. En conséquence, nombreux sont les étudiants à se laisser tenter par ce service, somme toute, bien attractif.

Pourtant, il est recommandé de se montrer méfiant envers certains de ces marchands de listes. En effet, en raison de la mauvaise presse qui les suit depuis plusieurs années, bon nombre d’entre eux ont pris le parti de masquer leur activité. Certains se font passer pour des agents immobiliers par exemple, pour attirer des clients plus vigilants et leur inspirer confiance. Pourtant, ces prétendus professionnels ne vendent rien d’autre qu’une liste de biens à louer. Ils n’apportent aucun service de rédaction du bail de location ou d’état des lieux, etc. Dans ce cas, le prix d’achat de la liste est souvent déguisé sous une appellation « honoraires » ou « frais d’agence ».

Des services souvent inefficaces

La prestation est vendue comme un service de recherche, alors que le vendeur ne remet qu’une simple liste de biens à ses clients. Certains de ces vendeurs transmettent des annonces sélectionnées sur internet qui correspondent plus ou moins aux critères mentionnés par leurs clients, parfois même pas du tout. Par ailleurs, il faut savoir que certains de ces pseudo-professionnels peu scrupuleux proposent des listes déjà toutes prêtes qu’ils mettent à jour de temps en temps, avec des biens qui ne correspondent pas nécessairement aux attentes et aux besoins de leurs clients étudiants, voire qui ne sont plus disponibles depuis longtemps !

Il ressort des études réalisées sur cette activité que moins d’un bien sur deux proposé dans ces fameuses listes répondait véritablement aux critères des clients.

En outre, le marché de l’immobilier à destination des étudiants est particulièrement en mouvement. Les biens décents mis en ligne ou proposés à la location ne restent bien souvent accessibles que quelques heures à peine. La course est rude et bon nombre d’étudiants réservent un bien et le louent sans même le visiter, a fortiori s’ils n’habitent pas à proximité et s’ils ne peuvent s’y rendre immédiatement pour le visiter. En conséquence, ces listes sont bien souvent désuètes avant même d’être remises aux clients en demande.

Un paiement parfois exigé illégalement à l’avance

De nombreux clients ont dénoncé l’obligation qui leur a été faite par ces marchands de listes de payer à l’avance pour ce service. La loi prévoit que ce type de prestation soit rémunéré après remise de la liste, mais la majorité de ces prestataires en ont décidé autrement sous prétexte de solliciter une rémunération pour le temps de recherche. Or, les prix exigés varient entre 200 euros et plus de 400 euros dans de grandes villes comme Paris ou Marseille. Un véritable budget pour un étudiant en recherche de logement, sans emploi bien souvent, et qui n’est même pas certain de bénéficier d’un service de qualité ni d’obtenir une location !

Un service qui laisse à désirer quant à son prix et à sa qualité. En effet, il existe des plateformes de recherches de biens gratuites que les étudiants peuvent consulter en toute liberté pour bénéficier – bien souvent – d’un meilleur résultat sans perdre trop de temps.

 
 

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