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PER individuel : 4 erreurs à ne pas faire !

PER individuel : 4 erreurs à ne pas faire !

Le Plan d'épargne retraite (PER) individuel est un produit d'épargne qui a été institué par la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, aussi appelée "loi Pacte", au même titre que le PER collectif. Le PER individuel s'adresse à toutes les personnes, sans conditions liées à leur situation professionnelle, ni d'âge, qui souhaitent épargner pour percevoir des revenus complémentaires, sous la forme d'un capital ou d'une rente, une fois à la retraite.

Le PER individuel est donc un produit d'épargne de long terme qu'il est conseillé de souscrire bien en amont de son départ à la retraite. Il concerne aussi davantage les particuliers qui paient pas mal d'impôts puisque le PER individuel donne droit à des avantages fiscaux. L'argent épargné sur un PER individuel est également en principe bloqué jusqu'au moment du départ à la retraite de son titulaire. Autant de caractéristiques, parmi d'autres, à bien connaître avant de souscrire un PER individuel. Voici les 4 principales erreurs à ne pas faire si vous envisagez de souscrire un PER individuel.

1 - Souscrire un PER individuel peu de temps avant sa retraite

Le PER individuel, aussi dénommé "PERin", est un produit d'épargne destiné à améliorer ses revenus une fois à la retraite qui s'adresse à tous, sans limite d'âge, ni de situation professionnelle. Tous les salariés, travailleurs indépendants, ou encore les demandeurs d'emploi, par exemple, peuvent ainsi ouvrir un PER individuel auprès d'un établissement financier ou d'un organisme d'assurance selon que le PER individuel prend la forme d'un compte titres ou d'un contrat d'assurance de groupe, au choix de son titulaire.

L'épargne accumulée sur un PER individuel en vue de percevoir des revenus complémentaires après son départ à la retraite (les fonds sont débloqués seulement à ce moment-là) se constitue par le biais de plusieurs types de versements durant sa vie active : des versements volontaires qui peuvent être des versements réguliers prévus lors de l'ouverture du PEL individuel ou des versements libres en fonction des capacités financières du titulaire de ce plan d'épargne retraite, mais il peut s'agir aussi de sommes transférées d'autres produits d'épargne retraite comme par exemple un PER collectif, c'est-à-dire un plan d'épargne retraite proposé par certaines entreprises à leurs salariés. Tous ces versements donnent lieu à des intérêts qui viennent s'ajouter aux sommes ainsi épargnées.

C'est pourquoi, à moins de disposer d'une somme d'argent très importante à verser en une seule fois sur un PER individuel, il ne faut pas faire l'erreur d'ouvrir un tel produit d'épargne trop tard dans le temps, c'est-à-dire peu de temps avant son départ à la retraite, pour espérer pouvoir percevoir des revenus suffisamment élevés pour compléter sa pension de retraite.

2 - Souscrire un PER individuel quand on est faiblement imposé

Deuxième erreur à ne pas commettre si vous souhaitez souscrire un PEL individuel afin de vous constituer un pécule versé sous forme d'un capital ou d'une rente au moment de la retraite : ne pas forcément se tourner vers ce produit d'épargne si vous êtes peu imposé.

En effet, outre le fait de pouvoir bénéficier de revenus pour améliorer ses ressources une fois à la retraite, le PER individuel est aussi principalment un produit d'épargne qui offre des avantages fiscaux. Il s'agit donc plutôt d'un moyen de faire des économies pour plus tard qui s'adresse aux ménages qui paient des impôts plus ou moins élevés.

D'un point de vue fiscal, les titulaires d'un PEL individuel peuvent ainsi déduire le montant de leurs versements (leurs cotisations ou leurs primes) de leur revenu brut global, c'est-à-dire la somme de leurs revenus, de leurs bénéfices ou de leurs gains selon les cas, à laquelle sont retranchés certains abattements, comme les 10 % appliqués sur les salaires et les pensions de retraite, par exemple, et donc payer moins d'impôt sur le revenu au final.

Le montant de cette déduction accordée par un PEL individuel ne doit cependant pas dépasser certains plafonds : 10 % des revenus d'activité professionnelle déclarés dans la limite maximum de 32 909 euros, et un plancher minimum de 4 114 euros.

D'autre part, le titulaire d'un PEL individuel peut choisir de ne pas bénéficier de cet avantage fiscal à chaque versement, mais plutôt d'en profiter à la sortie de son produit d'épargne, une fois qu'il récupère ses économies sous la forme d'un capital ou d'une rente.

S'il s'agit du versement d'une rente, et que le titulaire d'un PER individuel n'a pas souhaité bénéficier de réductions d'impôt sur le revenu lors de l'alimentation de son PER, les sommes perçues sont alors imposables après un abattement dont le taux diffère selon son âge :

  • 30 % si moins de 50 ans ;
  • 50 % entre 50 et 59 ans ;
  • 60 % entre 60 et 69 ans ;
  • 70 % si plus de 69 ans.

La partie de la rente qui correspond à des versements volontaires est aussi soumise aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %.

S'il s'agit du versement d'un capital, la part des versements qui n'ont pas fait l'objet d'un avantage fiscal est exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Toutefois, la part du capital composée des intérêts générés par un PEL individuel est soumise à un prélèvement forfaitaire de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 17, % de prélèvements sociaux).

3 - Choisir trop tôt les modalités de sortie de son PER individuel

On l'a vu, les sommes épargnées dans le cadre d'un PEL individuel sont débloquées quand son titulaire arrive à l'âge de la retraite soit, selon son propre choix, sous la forme d'une rente versée jusqu'à son décès, soit sous le forme d'un capital versé en une ou plusieurs fois. Un mixte des deux peut être aussi envisagé.

Ainsi, par exemple pour 30 000 euros épargnés à l'âge de 62 ans, le titulaire d'un PER individuel peut décider soit de bénéficier d'une rente d'un montant de 100 euros par mois environ jusqu'à son décès, ou soit de percevoir en une seule fois un capital de 30 000 euros (une fois les prélèvements obligatoires retirés). Il peut aussi choisir de profiter tout de suite du versement d'un capital de 5 000 euros, de la même somme 5 ans plus tard, et d'une rente de 90 euros par mois à partir de ses 70 ans.

En conséquence, choisir la manière dont sera restituée son épargne placée sur un PEL individuel à l'âge de la retraite n'est pas une décision anodine, d'autant qu'une fois que cette décision est prise et portée au contrat de ce produit d'épargne, elle est irrévocable.

C'est pourquoi il est important de bien réfléchir à ses besoins financiers une fois à la retraite, mais aussi de prendre en compte sa situation personnelle, son état de santé, etc., avant d'opter de manière irréversible pour le versement d'une rente ou d'un capital. Dans ce but, il peut être opportun d'utiliser un simulateur d'offres de PER individuel pour choisir celui qui correspond le mieux à sa situation.

4 - Penser pouvoir récupérer son épargne avant l'âge de sa retraite

Le principe de base d'un PER individuel veut que l'argent épargné pour se constituer des revenus complémentaires une fois à la retraite est obligatoirement bloqué jusqu'à ce que le titulaire de ce produit d'épargne atteigne l'âge de la retraite.

En conséquence, économiser par le biais d'un PER individuel ne permet pas de récupérer son argent de manière anticipée en cas de difficultés financières ou d'un besoin d'argent exceptionnel, par exemple.

Toutefois, certaines situations font exception à cette règle. Il est ainsi possible de récupérer son argent épargné en cas d'accident de la vie, c'est-à-dire suite au décès du conjoint ou du partenaire de Pacs du titulaire du PER individuel, en cas d'invalidité, de surendettement, à l'occasion de l'expiration de droits à l’assurance chômage, ou encore à la cessation d’une activité non salariée suite à un jugement de liquidation judiciaire.

L'épargne retraite constituée grâce à un PER individuel, qui englobe l’épargne volontaire et l’épargne salariale, peut également être récupérée pour financer l'achat de la résidence principale du titulaire du PER.

 
 

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